Sculpteur · Peintre · Ivoirier

Fernand PY

Né en 1887 à Versailles il débute vers 1900 comme apprenti sculpteur sur bois à Paris dans le faubourg St Antoine. Lors de cours du soir de la ville de Paris il deviendra un ami de l'ivoirier Heckmann. Cette rencontre va orienter sa vie vers la réalisation d'œuvres en taille directe sur bois et surtout sur ivoire. Avant la première guerre mondiale lors d'une retraite religieuse il va faire la connaissance de Henri Charlier, théoricien d'un renouveau de l'Art sacré. Inspirés par Gauguin et l'école de Pont-Aven, village de Cheny au bord de l'Yonne, ils réaliseront des sculptures en taille directe polychrome. théorie d'Henri Charlier et la fulgurante technicité de Fernand PY font merveille. Ils proposent leurs services aux ateliers d'Art sacré de Maurice Denis et Desvalières mais c'est le groupe de l'Arche (Maurice Storez, Valentine Revre, Dom Paul Bellot …) qui emportera leur suffrage. Les chantiers de reconstruction et les monuments aux morts seront les premières mises en pratique de leur approche de la sculpture. Très vite Fernand PY va présenter ses œuvres dans les salons et expositions de Paris. Il travaillera pour et avec la communauté des moines de Solesmes, La Pierre qui Vire… Ses sculptures religieuses seront éditées par la Maison Rouart. Son beau-frère et ses petits neveux Riquet diffuseront ses 100 modèles de médailles. Des les années 20 il passe les beaux-jours à Sommeville près d'Auxerre où il installe son atelier. Il alterne son travail sur ivoire (180 médailles, nœuds de calice, crosses d'évêques…) et 120 sculptures en bois et pierre de Saints, Crucifix et Vierges pour des clients amis-fidèles ainsi que 90 bijoux en ivoire.

…. À partir des années 30 il sera secondé d'apprentis assistants (Michel Lasserre, Michel Tapié, Jeannette Desailly, François Brochet, …) qu'il ouvre au cubisme, au purisme (Amédée Ozenfant, Le Corbusier) aux arts premiers.

Aujourd'hui son œuvre remarquable est connue par ses médailles incisives, ses crèches, statuettes et chemins de croix subtils.

Était-il un Saint ?

Les témoins parlent d'un homme posé, conscient de sa place d'Artiste qui travaille « Pour la plus grande gloire de Dieu »

D'une santé fragile il meure en 1949 de ne plus pouvoir travailler.

Œuvres remarquables

  • Sculptures en bois : Vierge à la grappe, Sainte Jeanne d'Arc, Sainte Jeanne de Chantal, église des Laumes Alesia (1925-1932)
  • Fable de La Fontaine : Le Loup, la mère et l'enfant (1926). Sculpture conservée au musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin
  • saint Joseph et le Sacré-Cœur de l'église Saint Louis en l'île Paris (1926)
  • Statue en bois de Saint Michel dans l'église Saint-Cyr de Monéteau (1928)
  • Sainte Thérèse de l'enfant Jésus cathédrale Saint Étienne Auxerre (1929)
  • Statue en bois de Saint Fiacre dans l'église Saint-Sévère de Bourron-Marlotte (1930)
  • Statue en bois de Jeanne d'Arc dans l'église Saint-Genès de Thiers (1937)
  • Statue en pierre de Saint Joseph au parc du château de Bourron (1938)
Éditions par la maison Rouart de neuf Sculptures en plâtre polychrome. De quatre crèches et d'un chemin de croix.